<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>

<channel>
	<title>Manuel de psychiatrie</title>
	<atom:link href="http://ibox.net.ua/psycho/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://ibox.net.ua/psycho</link>
	<description>Еще один блог  Ibox.net.ua</description>
	<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 17:50:35 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.5.1</generator>
	<language>en</language>
			<item>
		<title>Bégaiement</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/10/29/begaiement/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/10/29/begaiement/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 17:50:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=137</guid>
		<description><![CDATA[B&#233;gaiement
Le b&#233;gaiement est un d&#233;sordre moteur et psychomoteur du langage se manifestant par&#160;&#160; l&#8217;impuissance transitoire &#224; &#233;mettre certains phon&#232;mes ou &#224; encha&#238;ner diff&#233;rents mouvements articulatoires d&#8217;&#233;locution ind&#233;pendamment de tout trouble par&#233;tique.
S&#201;MIOLOGIE: 1&#176; Troubles articulatoires. - Les troubles fondamentaux peuvent se manifester sous plusieurs formes, isol&#233;es par COLOMBAT (1797-1851) et sch&#233;matis&#233;es par l&#8217;&#233;cole viennoise de FROESCHELS:
a) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: #ff0000"><strong>B&eacute;gaiement</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">Le b&eacute;gaiement est un d&eacute;sordre moteur et psychomoteur du langage se manifestant par<span>&nbsp;&nbsp; l&#8217;impuissance transitoire &agrave; &eacute;mettre certains phon&egrave;mes ou &agrave; encha&icirc;ner diff&eacute;rents mouvements articulatoires d&rsquo;&eacute;locution ind&eacute;pendamment de tout trouble par&eacute;tique.</span></p>
<p style="text-align: justify">S&Eacute;MIOLOGIE: 1&deg; Troubles articulatoires. - Les troubles fondamentaux peuvent se manifester sous plusieurs formes, isol&eacute;es par COLOMBAT (1797-1851) et sch&eacute;matis&eacute;es par l&#8217;&eacute;cole viennoise de FROESCHELS:</p>
<p style="text-align: justify">a) Forme clonique (ou chor&eacute;ique): r&eacute;p&eacute;tition convulsive d&#8217;une syllabe.</p>
<p style="text-align: justify">b) Forme tonique (ou t&eacute;tanique): &eacute;tat d&#8217;immobilisation spasmodique de l&#8217;appareil phonateur, se terminant &agrave; son acm&eacute; par une &eacute;mission explosive et pr&eacute;cipit&eacute;e.</p>
<p style="text-align: justify">c) On peut y ajouter une forme inhibitoire: sid&eacute;ration&nbsp;momentan&eacute;e de tout effort d&#8217;&eacute;locution; le sujet reste inerte et comme absent avant de pouvoir amorcer une &eacute;mission verbale.</p>
<p style="text-align: justify">Ces troubles s&#8217;accompagnent toujours, plus ou moins, d&#8217;un cort&egrave;ge de manifestations associ&eacute;es: troubles respiratoires, moteurs et neurov&eacute;g&eacute;tatifs, et psycho moteurs (d&eacute;sign&eacute;s par PICHON et LEGRY, sous le nom de &laquo;balbisme&raquo;).</p>
<p style="text-align: justify">2&deg; Troubles respiratoires. - Ils consistent surtout en troubles du rythme, soit inspiration trop violente et trop br&egrave;ve, soit expiration incompl&egrave;te, soit spasme glottique interrompant par saccades le mouvement respiratoire. Le battement des ailes du nez est constant chez tous les sujets et FROESCHELS le consid&egrave;re comme le meilleur signe d&#8217;authenticit&eacute; du b&eacute;gaiement.</p>
<p style="text-align: justify">3&deg; Troubles moteurs et neurov&eacute;g&eacute;tatifs. - Au cours de l&#8217;&eacute;locution des mouvements parasites se produisent dans des territoires plus ou moins &eacute;loign&eacute;s des organes phonateurs: syncin&eacute;sies faciales, grimaces, contorsions de la bouche, inclinaisons ou torsions diverses de la t&ecirc;te, des &eacute;paules, du tronc, crispation des mains, tapements de pied, etc.</p>
<p style="text-align: justify">Dans les formes toniques, le faci&egrave;s est rouge, congestionn&eacute;, les pupilles sont dilat&eacute;es, le pouls est rapide, toutes r&eacute;actions qui semblent mettre en jeu le sympathique.</p>
<p style="text-align: justify">4&quot; Ph&eacute;nom&egrave;nes psychomoteurs. - Enfin, il peut se produire des manifestations compulsionnelles identiques &agrave; celles qu&#8217;on rencontre chez les liqueurs, notamment des compulsions verbales (mots parasites, jurons, etc.), se glissant &agrave; mi-voix &agrave; la place de la syllabe &agrave; &eacute;laborer. Les conditions d&#8217;apparition de tous ces troubles sont des traits caract&eacute;ristiques, bien isol&eacute;s par CHERVIN.</p>
<p style="text-align: justify">1) D&eacute;but du b&eacute;gaiement dans l&#8217;enfance.</p>
<p style="text-align: justify">2) Intermittence; aucun b&eacute;gaiement n&#8217;est permanent. Il&nbsp;s&#8217;exacerbe quand le sujet porte son attention sur sa propre &eacute;locution, quand il se trouve intimid&eacute; ou qu&#8217;il a le trac. Il est aggrav&eacute; au cours de certaines grandes crises biologiques: dentition, pubert&eacute;, menstruation. Il diminue, au contraire, dans les mouvements d&#8217;effusion affective, dans les&nbsp;comportements d&#8217;abr&eacute;action.</p>
<p style="text-align: justify">3) Disparition totale dans le chant.</p>
<p style="text-align: justify">&Eacute;TIOLOGIE ET PATHOGENIE: L&#8217;apparition du b&eacute;gaiement se fait, en g&eacute;n&eacute;ral, entre 3 et 7 ans, le plus souvent autour de la crise du Moi des 3 ans. Il est plus fr&eacute;quent chez les gar&ccedil;ons que chez les filles.</p>
<p style="text-align: justify">Etant donn&eacute; la complexit&eacute; des fonctions mises en jeu dans le langage parl&eacute;, depuis l&#8217;&eacute;laboration de la pens&eacute;e jusqu&#8217;aux praxies &eacute;locutoires, il n&#8217;est pas surprenant que les recherches se soient orient&eacute;es dans des directions diff&eacute;rentes. Nous connaissons actuellement un certain nombre de facteurs dont l&#8217;incidence dans la pathog&eacute;nie du b&eacute;gaiement se trouve confirm&eacute;e ; mais il n&#8217;est pas possible d&#8217;en faire un syst&egrave;me univoque.</p>
<p style="text-align: justify">- L&#8217;h&eacute;r&eacute;dit&eacute; est reconnue dans des proportions variant entre 10% (PICHON) et 60-70% (WBPMAN et BRYNGELTON); il ne s&#8217;agit pas toujours d&#8217;h&eacute;r&eacute;dit&eacute; strictement similaire: le b&eacute;gayeur peut avoir un anc&ecirc;tre atteint de bredouillement ou d&#8217;une autre vari&eacute;t&eacute; de logopathie.</p>
<p style="text-align: justify">- Pendant longtemps, on a consid&eacute;r&eacute; comme un facteur essentiel l&#8217;hyper&eacute;motivit&eacute; et surtout l&#8217;incidence d&#8217;un choc &eacute;motif violent &agrave; l&#8217;origine du trouble (CHERVIN). Sans abandonner cette pathog&eacute;nie, on tend &agrave; la diminuer beaucoup: les b&egrave;gues sont souvent des hyper&eacute;motifs, mais leur &eacute;motivit&eacute; peut, pour une bonne part, r&eacute;sulter du b&eacute;gaiement, des situations inf&eacute;riorisantes et des phobies qu&#8217;il engendre. En tout cas, la sympathicotonie semble &ecirc;tre particuli&egrave;rement fr&eacute;quente (SOVAK).</p>
<p style="text-align: justify">- Plus r&eacute;cemment, on a mis en valeur la fr&eacute;quence de la gaucherie (SlKOBSKl, BLOK, CLAIRBORN, SACHS) et notamment de la gaucherie contrari&eacute;e (Mme KOVARSKY) et de l&#8217;insuffisante diff&eacute;renciation droite gauche chez les b&egrave;gues. Le retard du d&eacute;veloppement psychomoteur, qu&rsquo;on constate aussi (aux tests d&#8217;OZERETSKI, par ex) est certainement en corr&eacute;lation avec ces faits. Il s&#8217;agit l&agrave; d&#8217;une v&eacute;ritable dyspraxie d&#8217;&eacute;volution.</p>
<p style="text-align: justify">-&nbsp;D&#8217;autres&nbsp;auteurs (notamment SEEMAN et son &eacute;cole) envisageant surtout les m&eacute;canismes neurov&eacute;g&eacute;tatifs et moteurs, invoquent une perturbation fonctionnelle du syst&egrave;me strio-pallidal, qui se trouverait bloqu&eacute; par la tension &eacute;motionnelle et d&eacute;terminerait ainsi les ph&eacute;nom&egrave;nes hypertoniques et syncin&eacute;tiques du b&eacute;gaiement.</p>
<p style="text-align: justify">- Quels que soient les m&eacute;canismes neurologiques mis en &oelig;uvre, il faut certainement une place importante aux facteurs psychog&eacute;n&eacute;tiques susceptibles de les installer; les conflits n&eacute;vrotiques familiaux se trouvent tr&egrave;s souvent au premier plan. L&#8217;enfant subit alors un blocage, voire une arri&eacute;ration affective qui le cantonne dans une attitude de narcissisme et d&#8217;inacceptation du r&eacute;el. Ce sont l&agrave;, &eacute;videmment, des facteurs tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;raux, communs &agrave; toutes sortes de n&eacute;vroses infantiles (tics, &eacute;nur&eacute;sie, etc.); d&#8217;autres facteurs, plus sp&eacute;cifiques et peut-&ecirc;tre aussi plus organiques, doivent contribuer &agrave; localiser la n&eacute;vrose dans le domaine de l&#8217;&eacute;mission verbale.</p>
<p style="text-align: justify">- Ceux-ci pourraient bien &ecirc;tre d&#8217;ordre intellectuel; on a pu &eacute;tablir, en effet, que le b&egrave;gue &eacute;prouve une difficult&eacute; anormale &agrave; &laquo;verbaliser&raquo; sa pens&eacute;e, &agrave; se la formuler &agrave; lui-m&ecirc;me dans le moule du langage (insuffisance lingui-sp&eacute;culative de PICHON). Il peut s&#8217;agir soit d&#8217;un retard du d&eacute;veloppement de l&#8217;&eacute;locution, soit d&#8217;un retard intellectuel g&eacute;n&eacute;ral. Enfin, des difficult&eacute;s de verbalisation suppl&eacute;mentaires semblent &ecirc;tre suscit&eacute;es par le bilinguisme dans l&#8217;entourage du petit enfant.</p>
<p style="text-align: justify">- THERAPEUTIQUE: Avec PICHON et Mme BOREL-MAISONNY, on peut distinguer 3 types de m&eacute;thodes:</p>
<p style="text-align: justify">1&deg; La m&eacute;thode phon&eacute;tique: elle consiste &agrave; r&eacute;&eacute;duquer le rythme respiratoire, l&#8217;accent, la m&eacute;lodie, l&#8217;&eacute;coulement verbal. Les exercices de rel&acirc;chement musculaire sont particuli&egrave;rement importants. C&#8217;est la m&eacute;thode la plus courante, celle qu&#8217;on applique aux enfants de plus de 7 ans, et aux adolescents.</p>
<p style="text-align: justify">2&deg; La m&eacute;thode endophasique s&#8217;adresse aux enfants plus jeunes (3 &agrave; 7 ans); elle vise &agrave; &eacute;duquer une pens&eacute;e claire, &agrave; habituer l&#8217;enfant &agrave; n&#8217;exprimer que ce qu&#8217;il con&ccedil;oit nettement, &agrave; enrichir ses formules de langage. Cette m&eacute;thode peut supplanter alors avantageusement tous les exercices phon&eacute;tiques.</p>
<p style="text-align: justify">3&deg; Les psychoth&eacute;rapies, et en particulier la psychanalyse, sont indispensables quand le sujet pr&eacute;sente des conflits n&eacute;vrotiques importants. Leur succ&egrave;s d&eacute;pend malheureusement des conditions psychologiques du milieu familial et de nombreux &eacute;checs sont dus au fait que l&#8217;entourage est opprimant ou exasp&eacute;rant pour l&#8217;enfant.</p>
<p style="text-align: justify">De toutes fa&ccedil;ons, le traitement du b&eacute;gaiement ne saurait &ecirc;tre improvis&eacute;: c&#8217;est l&#8217;affaire d&#8217;un psychoth&eacute;rapeute averti ou d&#8217;un r&eacute;&eacute;ducateur sp&eacute;cialement pr&eacute;par&eacute; aux techniques du langage. Les meilleurs r&eacute;sultats sont obtenus avant 7 ans, quand la m&eacute;thode endophasique est fructueuse, ou apr&egrave;s 18 ans, quand l&#8217;&eacute;mancipation du milieu familial permet une psychanalyse. C&#8217;est entre 10 et 17 ans que les conditions psychologiques sont les plus d&eacute;favorables.</p>
<p style="text-align: justify">Th. KAMMERER.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/10/29/begaiement/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Basedow (maladie de)</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/10/29/basedow-maladie-de/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/10/29/basedow-maladie-de/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 17:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=136</guid>
		<description><![CDATA[Basedow (maladie de)
Les manifestations psychiatriques en sont relativement bien connues en raison de leur fr&#233;quence, de leur importance, et surtout des probl&#232;mes qui se rattachent &#224; leur observation: authenticit&#233; de leur d&#233;terminisme thyro&#239;dien, rapport causal entre thyro&#239;de et certaines psychoses, d&#233;terminisme inverse de certains basedows par une cause apparemment psychique, etc. Actuellement, si un doute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: #ff0000"><strong>Basedow (maladie de)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">Les manifestations psychiatriques en sont relativement bien connues en raison de leur fr&eacute;quence, de leur importance, et surtout des probl&egrave;mes qui se rattachent &agrave; leur observation: authenticit&eacute; de leur d&eacute;terminisme thyro&iuml;dien, rapport causal entre thyro&iuml;de et certaines psychoses, d&eacute;terminisme inverse de certains basedows par une cause apparemment psychique, etc. Actuellement, si un doute est &eacute;mis sur la validit&eacute; de certaines observations et le cadre des &laquo;psychoses thyro&iuml;diennes&raquo; r&eacute;tr&eacute;ci, l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t de leur &eacute;tude est loin d&#8217;&ecirc;tre diminu&eacute; (v.&laquo;<span style="color: #3366ff">Thyro&iuml;de</span>&raquo;).</p>
<p style="text-align: justify">a) Classiquement: on d&eacute;crit dans la maladie de Basedow un certain nombre de troubles de l&#8217;humeur et du caract&egrave;re: instabilit&eacute;, hyper&eacute;motivit&eacute;, hyperactivit&eacute; d&eacute;sordonn&eacute;e et surtout fatigabilit&eacute; (pseudomyasth&eacute;nie &agrave; l&#8217;extr&ecirc;me), irritabilit&eacute;, anxi&eacute;t&eacute;. L&#8217;insomnie ne manque jamais au tableau. Ces troubles sont ordinairement attribu&eacute;s comme le tremblement aux d&eacute;sordres neurov&eacute;g&eacute;tatifs de la maladie. Il n&#8217;y a pas de d&eacute;ficit&nbsp; intellectuel en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale.</p>
<p style="text-align: justify">Une organisation plus franchement n&eacute;vrotique de ces troubles peut se voir. On a ainsi d&eacute;crit des manifestations &agrave; type d&#8217;hyst&eacute;rie et surtout des n&eacute;vroses obsessionnelles.</p>
<p style="text-align: justify">Actuellement, il semble que l&#8217;on doive faire dans l&#8217;interpr&eacute;tation de ces troubles une part importante au terrain constitutionnel des malades. Il existerait une &laquo;personnalit&eacute; basedowienne&raquo; faite de tendances hyper&eacute;motives, de vuln&eacute;rabilit&eacute;, d&#8217;immaturation affective et sexuelle (MILNE: 90 % de &laquo;d&eacute;sadapt&eacute;s sexuels&raquo;) et sur laquelle le moindre traumatisme psychologique pourrait dans l&#8217;imm&eacute;diat ou &agrave; plus longue &eacute;ch&eacute;ance avoir un r&ocirc;le fortement pathog&egrave;ne (G. LAROCHE, COURCHET, MILNE, BEBEDEK).</p>
<p style="text-align: justify">Les &laquo;para-basedows&raquo; ne pr&eacute;sentent de ce point de vue aucune diff&eacute;rence notable.</p>
<p style="text-align: justify">Ces donn&eacute;es s&#8217;int&egrave;grent particuli&egrave;rement bien avec ce que la m&eacute;decine psychosomatique et aussi l&#8217;exp&eacute;rience clinique nous enseignent sur les causes psychiques de la maladie de Basedow, et c&#8217;est l&agrave; sans doute ce qui en atteste le mieux la l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p style="text-align: justify">b) Les psychoses basedowiennes comprennent en fait deux ordres de manifestations:</p>
<p style="text-align: justify">- Des accidents aigus, confusionnels, dont DELAY et BOITELLE distinguent deux formes de gravit&eacute; diff&eacute;rentes: la premi&egrave;re r&eacute;alise un tableau de d&eacute;lire aigu rapidement mortel; la deuxi&egrave;me est de type confuso-onirique et curable. Sans sp&eacute;cificit&eacute; aucune, ces troubles sont ceux de toute atteinte toxique de l&#8217;organisme (v.&laquo;<span style="color: #3366ff">Intoxication&raquo;, &laquo;D&eacute;lire aigu&raquo;, &laquo;Confusion&raquo;).</span></p>
<p style="text-align: justify">Ces troubles surviennent, soit au cours d&#8217;une pouss&eacute;e &eacute;volutive, soit au cours d&#8217;un traitement par thyro&iuml;dectomie, I 131 ou anti-thyro&iuml;diens de synth&egrave;se. GAYRAL et DAUTY pensent que la brusque inondation de l&#8217;organisme par la T. S. H. (thyr&eacute;ostimuline) dans ces derniers cas est la cause la plus vraisemblable de ces crises &laquo;hypothyroxin&eacute;miques&raquo;. L&#8217;exp&eacute;rimentation confirmerait cette hypoth&egrave;se et ces auteurs soulignent la toxicit&eacute; particuli&egrave;re et &eacute;lective de la T. S. H. pour le parenchyme dienc&eacute;phalo-basilaire. Ceci est &eacute;galement en accord avec le sch&eacute;ma de MAHAUT de la r&eacute;gulation thyro&iuml;dienne.</p>
<p style="text-align: justify">- Il existe d&#8217;autre part un certain nombre d&#8217;observations de psychoses, manie, m&eacute;lancolie, essentiellement, et certains cas de d&eacute;lire hallucinatoire dont il est difficile d&#8217;affirmer qu&#8217;elles sont &agrave; proprement parler thyro&iuml;diennes, mais dont il est tout aussi difficile de nier l&#8217;existence, en relation avec une authentique maladie de Basedow. Il en est de m&ecirc;me de troubles &laquo;schizophr&eacute;niformes&raquo;. Ce qui est certain, c&#8217;est que tout disfonctionnement thyro&iuml;dien est susceptible d&#8217;aggraver une psychose qui lui est pr&eacute;-existente et que, de toute fa&ccedil;on, on ne saurait assez recommander la prudence en ce qui concerne le traitement de ces malades pour lesquels la thyro&iuml;dectomie est contre-indiqu&eacute;e (Tusoues).</p>
<p style="text-align: justify">-&nbsp;Quant aux formes psychiques pures de la maladie de Basedow, de GOSSA et SASSI, leur existence reste admise: il s&#8217;agit de troubles neurov&eacute;g&eacute;tatifs, d&#8217;acc&egrave;s d&eacute;pressifs et anxieux, parfois de bouff&eacute;es confusionnelles, ou de psychoses dont l&#8217;&eacute;tiologie n&#8217;est d&eacute;celable que biologiquement, les signes somatiques de l&#8217;affection &eacute;tant habituellement absents.</p>
<p style="text-align: justify">Notons que les troubles mentaux attribu&eacute;s &agrave; la thyro&iuml;dectomie se comprennent mieux &agrave; l&#8217;aide de ces donn&eacute;es: les d&eacute;lires parano&iuml;aques n&#8217;ont aucune sp&eacute;cificit&eacute; autre que celle du terrain sur lequel ils surviennent: comme pour les bouff&eacute;es anxieuses ou obsessionnelles, il s&#8217;agit de mauvaises indications op&eacute;ratoires, souvent d&#8217;erreurs de diagnostic, et n&#8217;importe quelle intervention chirurgicale dans des conditions analogues serait capable de provoquer en apparence de tels troubles mentaux.</p>
<p style="text-align: justify">Les accidents confuso-oniriques et le d&eacute;s&eacute;quilibre caract&eacute;riels graves post-op&eacute;ratoires chez des basedowiens vrais peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s &laquo;comme s&eacute;quelles d&#8217;une hyperstimulinie aigu&euml; post-op&eacute;ratoire&raquo; (GAYHAL et DAUTY).</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;importance reconnue dans le d&eacute;clenchement de certaines de ces manifestations psychiatriques de la s&eacute;cr&eacute;tion hypophysaire et de l&#8217;hyperstimulinie par la T. S. H. ne permet pas de distinction tranch&eacute;e du point de vue clinique entre formes thyro&iuml;diennes pures et formes dienc&eacute;phalo-hypo-physaires pures. Ces derni&egrave;res seraient un fait assez rare (DE GENNES). Il para&icirc;t toutefois l&eacute;gitime sur le plan pathog&eacute;nique d&#8217;attribuer les troubles graves tels que coma, accidents confuso-oniriques, d&eacute;lires aigus, &agrave; une hyperproduction relative de T. S. H. tandis que les troubles de l&#8217;humeur et du caract&egrave;re seraient plus proprement thyro&iuml;diens. GAYRAL et DAUTY qui ont propos&eacute; cette distinction ont &eacute;galement soulign&eacute; dans les formes authentiquement dienc&eacute;phalo-hypophysaires la gravit&eacute; fr&eacute;quente des d&eacute;sordres mentaux: anxi&eacute;t&eacute;, psychose maniaco-d&eacute;pressive, tendances obsessionnelles marqu&eacute;es, confusion mentale. La coexistence de troubles neurologiques a &eacute;t&eacute; relev&eacute;e dans un certain nombre de ces cas : maladie de Parkinson (ALAJOUANINE, RISER et GEHAUD), syndromes myatoniques et myasth&eacute;niques (GILBERT-DREYFUS, GUINET, cit&eacute;s par GAYRAL et DAUTY).</p>
<p style="text-align: justify">Traitement: il ne faut donc jamais n&eacute;gliger le facteur dienc&eacute;phalo-hypophysaire (DE GENNES) et surtout lorsque existent des troubles mentaux il faudra se m&eacute;fier de th&eacute;rapeutiques anti-thyro&iuml;diennes, m&eacute;dicales (anti-thyro&iuml;diens de synth&egrave;se; I 131) et leur associer des freinateurs hypophysaires, dont les plus efficaces jettent&nbsp; certainement&nbsp; les&nbsp; &oelig;strog&egrave;nes&nbsp;&nbsp; -thyroxine &agrave; doses convenables. La chirurgie est &agrave; &eacute;viter de pr&eacute;f&eacute;rence (TUSQUES).</p>
<p style="text-align: justify">Nous ne pouvons ici entrer dans toutes les nuances de traitements qui doivent s&#8217;adapter &agrave; chaque cas particulier et les principes tr&egrave;s g&eacute;n&eacute;raux &eacute;tant pos&eacute;s, nous renvoyons pour le d&eacute;tail des posologies aux trait&eacute;s d&#8217;endocrinologie.</p>
<p style="text-align: justify">L. MONDZAIN</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/10/29/basedow-maladie-de/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Barrage</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/barrage/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/barrage/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=135</guid>
		<description><![CDATA[Barrage
Ce terme a &#233;t&#233; utilis&#233; par KRAEPELIN pour traduire l&#8217;arr&#234;t brusque, chez le schizophr&#232;ne n&#233;gativiste, de l&#8217;acte volontaire ou provoqu&#233;. Ce barrage (HEMMUNG), qui interrompt l&#8217;acte, est momentan&#233;, et le malade peut ensuite l&#8217;ex&#233;cuter souvent tr&#232;s rapidement.
Ce n&#8217;est que par une extension abusive que les auteurs l&#8217;ont appliqu&#233; parfois aux pannes de l&#8217;acte volontaire des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Barrage</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">Ce terme a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par KRAEPELIN pour traduire l&#8217;arr&ecirc;t brusque, chez le schizophr&egrave;ne n&eacute;gativiste, de l&#8217;acte volontaire ou provoqu&eacute;. Ce barrage (HEMMUNG), qui interrompt l&#8217;acte, est momentan&eacute;, et le malade peut ensuite l&#8217;ex&eacute;cuter souvent tr&egrave;s rapidement.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n&#8217;est que par une extension abusive que les auteurs l&#8217;ont appliqu&eacute; parfois aux pannes de l&#8217;acte volontaire des malades chez lesquels l&#8217;interruption n&#8217;est que le paroxysme d&#8217;une fr&eacute;nation habituelle de la pens&eacute;e: inhibition psychique du m&eacute;lancolique, bradypsychie du parkinsonnien. Et, &agrave; plus forte raison, chez les nerveux abouliques o&ugrave; elle est une simple impression subjective, r&eacute;sultat d&#8217;une fatigabilit&eacute; intellectuelle dramatis&eacute;e par l&#8217;angoisse. </p>
<p style="text-align: justify">Le terme ne convient pas, non plus, aux perceptions hallucinatoires des d&eacute;lirants (automatisme mental, d&eacute;lire d&#8217;influence), qui sentent leur action volontaire entrav&eacute;e par une sorte de contre-volont&eacute; &eacute;trang&egrave;re &agrave; la leur (v. &laquo;<span style="color: rgb(0, 0, 255)"><strong>Schizophr&eacute;nie&raquo;, &laquo;N&eacute;gativisme&raquo;, &laquo;Inhibition&raquo;</strong></span>).</p>
<p style="text-align: justify">A. HESNARD.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/barrage/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Barbiturisme, Barbitomanie</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/barbiturisme-barbitomanie/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/barbiturisme-barbitomanie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:49:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=134</guid>
		<description><![CDATA[Barbiturisme,&#160; Barbitomanie.
L&#8217;usage trop facile des harbiturates (v&#233;ronal, gard&#233;nal, rut&#233;nal, dial, somnif&#232;ne. etc.) a pu donner des accidents aigus en cas d&#8217;ingestion massive. A doses mod&#233;r&#233;es il peut engendrer aussi une habitude toxico,aniaque avec ses servitudes et son retentissement neuro-psychique. &#171;II faut avoir parl&#233; aux pharmaciens, dit LE GUILLANT, pour se rendre un compte exact de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Barbiturisme,&nbsp; Barbitomanie.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;usage trop facile des harbiturates (v&eacute;ronal, gard&eacute;nal, rut&eacute;nal, dial, somnif&egrave;ne. etc.) a pu donner des accidents aigus en cas d&#8217;ingestion massive. A doses mod&eacute;r&eacute;es il peut engendrer aussi une habitude toxico,aniaque avec ses servitudes et son retentissement neuro-psychique. &laquo;II faut avoir parl&eacute; aux pharmaciens, dit LE GUILLANT, pour se rendre un compte exact de l&rsquo;importance de la consommation publique actuelle des divers barbituriques &raquo; (th&egrave;se, Paris, 1930).</p>
<p style="text-align: justify">La toxicomanie barbiturique est tr&egrave;s r&eacute;pandue dans beaucoup de pays et cro&icirc;t dans les pays civilis&eacute;s &agrave; un rythme tr&egrave;s rapide, ainsi que l&#8217;a signal&eacute;, en 1952, le Pr. WOLFF, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la &laquo;Commission des stup&eacute;fiants et autres drogues loisibles&raquo;, de l&#8217;Organisation mondiale de Sant&eacute; (O.N.U.).</p>
<p style="text-align: justify">Un travail de IDERSTROM (anal, in Enc&eacute;phale, 1954, n&deg; 6, p. 566) signale qu&#8217;en Su&egrave;de il est consomm&eacute; annuellement 20 t barbituriques, soit 2,9 g par habitant.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi, depuis quelques ann&eacute;es, en France, les barbiturates ont-ils &eacute;t&eacute; inscrits au tableau B.</p>
<p style="text-align: justify">1&deg; Intoxication aigu&euml;. - L&#8217;intoxication aigu&euml; r&eacute;sulte le plus souvent de tentative de suicide; exceptionnellement, il s&#8217;agit d&#8217;une intol&eacute;rance sp&eacute;ciale aux m&eacute;dicaments. Ces tentatives de suicide, assez fr&eacute;quentes du reste, s&#8217;observent particuli&egrave;rement chez de jeunes femmes habitu&eacute;es aux m&eacute;dicaments et qui, un jour, dans un moment de d&eacute;sespoir, forcent la dose et vident leur tube d&#8217;un coup. LE GUILLANT a bien soulign&eacute; le c&ocirc;t&eacute; un peu th&eacute;&acirc;tral de ces tentatives. On a m&ecirc;me parl&eacute; de &laquo;chantage au suicide&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify">Quand la dose n&#8217;est pas trop &eacute;lev&eacute;e, on observera un simple &eacute;tat d&#8217;&eacute;bri&eacute;t&eacute; avec troubles de la marche, dysarthrie, somnolence prolong&eacute;e avec petites bouff&eacute;es d&eacute;lirantes. Au-dessus de 1,5 g &agrave; 2 g, c&#8217;est le coma barbiturique &agrave; tous ses degr&eacute;s: le coma l&eacute;ger d&#8217;o&ugrave; le malade peut &ecirc;tre tir&eacute;, pour un temps; le coma profond o&ugrave; toute invigoration est inop&eacute;rante. Celui-ci est caract&eacute;ris&eacute; par une r&eacute;solution musculaire compl&egrave;te avec hypotonie et abolition des r&eacute;flexes (parfois le signe de BABINSKI est positif) et on observe des variations pupiliaires de la mydriase au myosis. La respiration est lente, parfois stertoreuse, le pouls l&eacute;g&egrave;rement acc&eacute;l&eacute;r&eacute; est affaibli, la d&eacute;glutition troubl&eacute;e dans les deux temps.</p>
<p style="text-align: justify">Le coma peut s&#8217;entrecouper, &agrave; ses stades d&eacute;grad&eacute;s, d&#8217;agitation d&eacute;lirante, voire d&#8217;autornatisme moteur; on note parfois une sorte de somnambulisme anim&eacute;, inconscient, incoh&eacute;rent. La fi&egrave;vre et les complications pulmonaires sont des accidents fr&eacute;quents au cours du coma barbiturique. La fi&egrave;vre, dans les cas favorables, pr&eacute;sente, au bout de vingt-quatre &agrave; quarante-huit heures, un clocher unique &agrave; 39,5&deg; mais l&#8217;hyperthermie, qui est pr&eacute;coce dans les cas graves, atteint 40&deg; et se poursuit jusqu&#8217;&agrave; la mort.</p>
<p style="text-align: justify">On notera, dans les cas s&eacute;v&egrave;res, de l&#8217;oligurie et de l&#8217;albuminurie.</p>
<p style="text-align: justify">Les troubles de conduction fr&eacute;quents, pr&eacute;curseurs de la d&eacute;faillance cardiaque, indiquent pour CARRIERE, HURIEZ et WILLOOUET, l&#8217;&eacute;lectropronostic. On a tir&eacute; &eacute;galement des &eacute;l&eacute;ments de pronostic de la formule sanguine (FLANDIN, DENECHAU et BONHOMME).</p>
<p style="text-align: justify">Il n&#8217;y a pas de dose fatale proprement dite; toutefois, au del&agrave; de 3 g de gard&eacute;nal et de 6 g de v&eacute;ronal, les plus grandes r&eacute;serves s&#8217;imposent. La dur&eacute;e du coma intervient &eacute;galement; il est rare de voir un retour &agrave; la gu&eacute;rison apr&egrave;s le troisi&egrave;me jour.</p>
<p style="text-align: justify">2&deg; Intoxication subaigu&euml;. - Elle est produite par l&#8217;usage souvent prolong&eacute; de doses excessives, mais n&#8217;aboutissant pas au coma. Leur symptomatologie est surtout neurologique: dysarthrie, tremblements, troubles de l&#8217;&eacute;quilibration, par&eacute;sie oculomotrice, nystagmus, diplopie, parfois ar&eacute;fiexie. A ces signes neurologiques s&#8217;ajoutent la bradypsychie, l&#8217;obtusion confusionnelle et l&#8217;onirisme hallucinatoire.</p>
<p style="text-align: justify">Quand on n&#8217;est pas averti de l&#8217;&eacute;tiologie, on envisage tour &agrave; tour les diagnostics d&#8217;ivresse, de paralysie g&eacute;n&eacute;rale, de scl&eacute;rose en plaques, etc.</p>
<p style="text-align: justify">3&deg; Intoxication chronique. Toxicomanies barbituriques. - Dans la civilisation moderne qui impose &agrave; l&#8217;homme des cadences de vie auxquelles il s&#8217;adapte mal, les obs&eacute;d&eacute;s du sommeil, les narcomanes (LEGRAIN) Sont aujourd&#8217;hui l&eacute;gion. Gr&acirc;ce &agrave; la publicit&eacute; s&eacute;duisante des fabricants de produits chimiques, le public a pu se procurer facilement des hypnotiques de la s&eacute;rie barbiturique.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;&eacute;tat mental habituel du barbitomane chronique est essentiellement constitu&eacute; par ses tendances d&eacute;pressives anxieuses constitutionnelles aggrav&eacute;es par l&#8217;intoxication. On a cherch&eacute; aussi exp&eacute;rimentalement (IDERSTROM) le degr&eacute; de d&eacute;pression nerveuse produit par l&#8217;usage habituel des barbituriques par la fusion du papillotement lumineux (m&eacute;thode de GOLDBERG): on pr&eacute;sente au sujet une lumi&egrave;re papillotant &agrave; un rythme constant; on fait varier l&#8217;intensit&eacute; de la source lumineuse pour d&eacute;terminer le point o&ugrave; elle est vue comme fixe. L&#8217;impr&eacute;gnation barbiturique du syst&egrave;me nerveux &eacute;l&egrave;ve le seuil du point de fusion. Il s&#8217;y ajoute souvent des troubles de l&#8217;humeur et du caract&egrave;re assez significatifs (signal&eacute;s, du reste, quelquefois chez les &eacute;pileptiques soumis au traitement du gard&eacute;nal): irritation constante contre l&#8217;entourage, hostilit&eacute; fr&eacute;quente contre le conjoint ou les proches, diminution des sentiments affectifs, rel&acirc;chement du tonus moral et, comme dans toutes les toxicomanies, tendance &agrave; la dissimulation, au mensonge, &agrave; la malignit&eacute; perverse.</p>
<p style="text-align: justify">Des &eacute;tats d&#8217;agitation transitoire peuvent s&#8217;observer, mais on a pu d&eacute;crire aussi de v&eacute;ritables psychoses barbituriques.</p>
<p style="text-align: justify">Psychoses barbituriques: 1&deg; La fr&eacute;quence des petits signes neurologiques d&eacute;j&agrave; signal&eacute;e dans l&#8217;intoxication subaigu&euml;, dysarthrie, tremblements, incertitude de la marche, troubles pupillaires, a fait penser parfois &agrave; des d&eacute;mences organiques; l&#8217;on a m&ecirc;me d&eacute;crit une pseudo-paralysie g&eacute;n&eacute;rale barbiturique quand, aux signes neurologiques, s&#8217;ajoutent la dysmn&eacute;sie, la faiblesse du jugement, le d&eacute;ficit de l&#8217;attention et de l&#8217;autocritique, quelques acc&egrave;s col&eacute;reux et quelques bouff&eacute;es d&eacute;lirantes.</p>
<p style="text-align: justify">2&deg; On a d&eacute;crit aussi de v&eacute;ritables &eacute;tals d&#8217;agitation prolong&eacute;e, de type maniaque, dans lesquels il est difficile de faire la part respective de la pr&eacute;disposition et de l&#8217;intoxication.</p>
<p style="text-align: justify">3&deg; On a signal&eacute; &eacute;galement quelques cas de psychoses de sevrage, bouff&eacute;es d&eacute;lirantes hallucinatoires &agrave; pr&eacute;dominance nocturne survenant quelques jours apr&egrave;s la cessation du toxique.</p>
<p style="text-align: justify">Rappelons ici toute la s&eacute;rie des autres accidents provoqu&eacute;s par le barbiturisme en dehors des troubles neuropsychiques et qui aideront au diagnostic : manifestations cutan&eacute;es, &eacute;ryth&egrave;mes, algies, pseudo-rhumatismes.</p>
<p style="text-align: justify">Traitement </p>
<p style="text-align: justify">1&deg; Coma barbiturique : dans l&#8217;intoxication aigu&euml; massive, deux cas sont &agrave; distinguer: le m&eacute;decin est appel&eacute; d&egrave;s les premi&egrave;res heures, il peut essayer, sans s&#8217;y attarder trop, le traitement d&#8217;&eacute;vacuation: vomissements provoqu&eacute;s, injections d&#8217;apomorphine.</p>
<p style="text-align: justify">Si le coma est bien confirm&eacute;, il devra mettre en &oelig;uvre une th&eacute;rapeutique m&eacute;dicamenteuse active. Pendant plus de 15 ans (1935-1950), en se basant sur le dogme de l&#8217;antidotisme de la strychnine et des barbiturates, on a utilis&eacute; la strychnoth&eacute;rapie &agrave; doses intensives: injections intraveineuses de 30 cg &agrave; 1 g plusieurs fois par jour, jusqu&#8217;&agrave; plusieurs grammes. On y ajoutait souvent les saign&eacute;es copieuses pour &eacute;viter les &oelig;d&egrave;mes pulmonaire et c&eacute;r&eacute;bral. On y joignait l&#8217;oxyg&eacute;noth&eacute;rapie en cas de cyanose. Cette th&eacute;rapeutique est souvent utilis&eacute;e, mais peut-&ecirc;tre &agrave; des doses plus mod&eacute;r&eacute;es depuis l&#8217;av&egrave;nement d&#8217;autres m&eacute;dications.</p>
<p style="text-align: justify">Les amph&eacute;tamines &agrave; hautes doses sont utilis&eacute;es aujourd&#8217;hui couramment (Pervitine, Maxiton, etc.) en injections intraveineuses r&eacute;p&eacute;t&eacute;es toute la journ&eacute;e jusqu&#8217;&agrave; ce que survienne le r&eacute;veil.</p>
<p style="text-align: justify">Puis de nouveaux traitements se sont impos&eacute;s &agrave; l&#8217;attention des praticiens ; en particulier les convulsivants. Les Anglo-Saxons ont utilis&eacute; la picrotoxine qui a &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e aussi en France.</p>
<p style="text-align: justify">Le Cardiazol employ&eacute; en solution de 5 % en injections de 5 ce; mais comme son action est de courte dur&eacute;e, il faut r&eacute;p&eacute;ter les injections plusieurs fois par jour.</p>
<p style="text-align: justify">Mais le traitement par les convulsivants a suscit&eacute; quelques critiques. Une int&eacute;ressante &laquo;confrontation&raquo; s&#8217;est tenue &agrave; l&#8217;h&ocirc;pital Necker en 1957, autour de G. RICHET, sur le traitement de l&#8217;intoxication barbiturique (compte rendu anal, in P. M., n&deg; 35, 1er mai 1957). Certaines autopsies ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; des l&eacute;sions c&eacute;r&eacute;brales que l&#8217;on ne rencontre gu&egrave;re chez des &eacute;pileptiques soumis &agrave; de longs traitements par les barbiturates.</p>
<p style="text-align: justify">On pense que le danger en pareil cas vient plut&ocirc;t de l&#8217;anox&eacute;mie.</p>
<p style="text-align: justify">La strychnoth&eacute;rapie qui &laquo;dope&raquo; les centres neurov&eacute;g&eacute;tatifs &eacute;chappe &agrave; ce reproche. On a estim&eacute; la mortalit&eacute; chez les malades trait&eacute;s par les convulsivants &agrave; 14 %, tandis qu&#8217;elle ne serait que de 4 % par un traitement conservateur. Ce traitement conservateur, tel que l&#8217;envisage G. RICHET, impos&eacute; le plus souvent par de l&#8217;encombrement respiratoire ou des ph&eacute;nom&egrave;nes de collapsus vasculaires ou de l&#8217;anurie, consiste essentiellement dans le d&eacute;sencombrement bronchique. C&#8217;est un traitement difficile &agrave; utiliser en dehors d&#8217;un service hospitalier &eacute;quip&eacute; en cons&eacute;quence et d&#8217;anesth&eacute;sistes qualifi&eacute;s; la perfusion de s&eacute;rum glucose &agrave; hautes doses peut combattre l&#8217;anurie.</p>
<p style="text-align: justify">Il convient d&#8217;ajouter &agrave; ces indications majeures quelques traitements qu&#8217;on pourrait dire compl&eacute;mentaires dans lesquels la strychnine et les amph&eacute;tamines gardent une bonne place. On y ajoute parfois la B&eacute;m&eacute;gride ou M&eacute;gimide, dont l&#8217;action s&#8217;oppose &agrave; celle des barbituriques; une ampoule intraveineuse de 10 ce contenant 50 mg de produit actif, r&eacute;p&eacute;t&eacute;e de 10 en 10 mg, puis plus espac&eacute;e, jusqu&#8217;&agrave; un total de 50 &agrave; 1.000 mg. Ce nouveau m&eacute;dicament, dit G. RICHET, transforme le coma en &eacute;tat de demi-sommeil qui respecte l&#8217;&eacute;quilibre neurov&eacute;g&eacute;tatif et cet auteur conclut en disant qu&#8217;un intoxiqu&eacute; par les barbituriques ne doit plus &ecirc;tre soumis &agrave; un traitement convulsivant. Dans les cas l&eacute;gers, la r&eacute;hydratation associ&eacute;e aux mesures simples permet d&#8217;obtenir la gu&eacute;rison sans complications. Les comas s&eacute;v&egrave;res ou tardivement soign&eacute;s doivent &ecirc;tre soumis &agrave; tous les proc&eacute;d&eacute;s de r&eacute;animation respiratoire couramment utilis&eacute;s aujourd&#8217;hui par les anesth&eacute;sistes sp&eacute;cialis&eacute;s.</p>
<p style="text-align: justify">Dans son intervention &agrave; la suite du rapport de G. RICHET au colloque sur les traitements du coma barbiturique. M. H. BOUH d&eacute;clare, &agrave; propos d&#8217;une statistique de 13 cas graves soign&eacute;s dans le service du Pr BINET, que, pour sa part, il n&#8217;en a perdu aucun en les traitant par le Maxiton fort inject&eacute; &agrave; 4 h d&#8217;intervalle et par de toutes petites doses de strychnine avec quelques applications de r&eacute;animation m&eacute;dicale courante.</p>
<p style="text-align: justify">Les analeptiques vasculaires et l&#8217;h&eacute;modyase dans quelques cas sont aussi recommand&eacute;s par M. Cl. ALBAHARY.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;hibernation syst&eacute;matique n&#8217;est souvent pas n&eacute;cessaire, mais doit &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute;e aux seuls cas avec hyperthermie ascensionnelle et troubles neurov&eacute;g&eacute;tatifs s&eacute;rieux.BENARD en a rapport&eacute; deux r&eacute;sultats heureux (P. M., 1953, n&deg; 80, p. 1661).&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">Intoxication chronique: Avoir conjur&eacute; un coma-suicide&nbsp; n&#8217;est pas tout. Il faut penser &agrave; l&#8217;&eacute;tat mental du sujet qu&#8217;on a eu fortuitement entre les mains et savoir que le petit drame qui vient de se d&eacute;rouler souvent qu&#8217;un &eacute;pisode aigu au cours d&rsquo;une intoxication chronique.&nbsp; Tout reste &agrave; faire: une mise au point de l&#8217;hygi&egrave;ne de vie, des conditions familiales, sociales d&rsquo;existence, une psychoth&eacute;rapie &eacute;clair&eacute;e s&rsquo;imposent alors. La cure d&#8217;isolement est souvent n&eacute;cessaire pour assurer l&#8217;efficacit&eacute; du sevrage qui se fait sans incidents graves. </p>
<p style="text-align: justify">Le narcomane devra, en outre, b&eacute;n&eacute;ficier de tous les adjuvants susceptibles de redresser sa tonicit&eacute; nerveuse (strychnine, vitamine B, phosphore) ou de favoriser le retour du sommeil (exercice physique, altitude,&nbsp; horaire&nbsp; des repas). C&#8217;est toute la th&eacute;rapeutique&nbsp;&nbsp; &eacute;tiologique de l&#8217;insomnie qu&#8217;il faut instituer, en dehors des hypnotiques proprement dits.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, mettons en garde les praticiens qui m&eacute;connaissent trop souvent le danger de l&#8217;accoutumance et de la toxicomanie contre la facilit&eacute; trop grande de prescrire les barbiturates &agrave; tout plaignant d&#8217;insomnies.</p>
<p style="text-align: justify">Ant. POROT.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/barbiturisme-barbitomanie/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Azotémie</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/azotemie/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/azotemie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:42:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=133</guid>
		<description><![CDATA[Azot&#233;mie
I. Troubles mentaux dus &#224; l&#8217;azot&#233;mie dans les n&#233;phrites. -&#160; LEMIERRE, proc&#233;dant au d&#233;membrement de l&#8217;ur&#233;mie c&#233;r&#233;brale, attribue &#224; la r&#233;tention azot&#233;e une symptomatologie particuli&#232;re. Le malade, toujours las, somnole le jour, ne peut dormir la nuit, sa vue est obscurcie par la r&#233;tinite, il a des troubles digestifs. Ces troubles psychiques sont des psychoses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Azot&eacute;mie</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">I. Troubles mentaux dus &agrave; l&#8217;azot&eacute;mie dans les n&eacute;phrites. -&nbsp; LEMIERRE, proc&eacute;dant au d&eacute;membrement de l&#8217;ur&eacute;mie c&eacute;r&eacute;brale, attribue &agrave; la r&eacute;tention azot&eacute;e une symptomatologie particuli&egrave;re. Le malade, toujours las, somnole le jour, ne peut dormir la nuit, sa vue est obscurcie par la r&eacute;tinite, il a des troubles digestifs. Ces troubles psychiques sont des psychoses durables dues &agrave; la r&eacute;tention lentement ascendante des d&eacute;chets azot&eacute;s.</p>
<p style="text-align: justify">Des &eacute;tats de confusion mentale typique ont &eacute;t&eacute; signal&eacute;s dans des cas d&#8217;azot&eacute;mie pure. Chez un malade de MERKLEN, d&eacute;sorientation, onirisme professionnel, &eacute;cholalie et secousses myoclpniques. Chez un malade de A. POHOT, atteint d&#8217;une n&eacute;phrite aigu&euml; toxique mortelle avec azot&eacute;mie de 5 g : m&ecirc;me tableau confusionnel avec onirisme et myoclonies terminales. H. CLAUDE a signal&eacute; des fugues ur&eacute;miques.</p>
<p style="text-align: justify">II. L&#8217;azot&eacute;mie dans les psychoses. - Chez tous les malades pr&eacute;sentant des tableaux d&eacute;lirants ou de confusion mentale, l&#8217;azot&eacute;mie doit &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;e. Chez les grands confus, sous-aliment&eacute;s, TARGOWLA fait re&not;marquer qu&#8217;un taux de 0,40 doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme d&eacute;j&agrave; &eacute;lev&eacute;; c&#8217;est surtout dans les confusions mentales infectieuses que cette hyperazot&eacute;mie est fr&eacute;quente. Des hyperazot&eacute;mies &eacute;lev&eacute;es lorsqu&#8217;elles sont en rapport avec des n&eacute;phrites aigu&euml;s sont curables. On a voulu faire de ces hyperazot&eacute;mies &eacute;lev&eacute;es un sympt&ocirc;me cardinal de l&#8217;enc&eacute;phalite psychosique aigu&euml; dite azot&eacute;mique (TOULOUSE, MARCHAND et COURTOIS).</p>
<p style="text-align: justify">Ce probl&egrave;me des hyperazot&eacute;mies dans les enc&eacute;phalites, primitives ou secondaires, a suscit&eacute; des controverses int&eacute;ressantes ; on a parl&eacute; d&#8217;azot&eacute;mie extra-r&eacute;nale (LAIGNEL-LAVASTlNE).</p>
<p style="text-align: justify">LEMIERRE, J. DELAY et TARDIEU ont fait une bonne critique de tous ces probl&egrave;mes. Plusieurs facteurs peuvent intervenir: 1&deg; Un &eacute;l&eacute;ment r&eacute;nal qui peut &ecirc;tre un processus de n&eacute;phrite infectieuse concomitant; il s&#8217;agit alors d&#8217;une enc&eacute;phalose azot&eacute;mique, mais peut-&ecirc;tre aussi d&#8217;une simple inaptitude fonctionnelle du rein;</p>
<p style="text-align: justify">2&deg; Le m&eacute;tabolisme azot&eacute; est fortement troubl&eacute;, soit par atteinte de la fonction ur&eacute;og&eacute;nique du foie, soit par d&eacute;sassimilation azot&eacute;e consid&eacute;rable et consomption tissulaire, ce dernier ph&eacute;nom&egrave;ne &eacute;tant lui-m&ecirc;me sous la d&eacute;pendance d&#8217;une atteinte des centres neuro-v&eacute;g&eacute;tatifs par le processus enc&eacute;phalitique - atteinte portant sur les centres r&eacute;gulateurs du m&eacute;tabolisme des protides et de l&#8217;eau.</p>
<p style="text-align: justify">En d&eacute;finitive, toute r&eacute;tention ur&eacute;ique dans les psychoses aigu&euml;s rel&egrave;ve d&#8217;une discordance entre la proportion d&#8217;azote et les moyens dont le rein dispose pour l&#8217;&eacute;liminer.</p>
<p style="text-align: justify">Les auteurs proposent de remplacer le terme d&#8217;azot&eacute;mie extrar&eacute;nale par celui d&#8217;azot&eacute;mie sans n&eacute;phrite.</p>
<p style="text-align: justify">Ant. POROT.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/azotemie/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Avortement</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/avortement/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/avortement/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=132</guid>
		<description><![CDATA[Avortement provoqu&#233; en psychiatrie 
Le probl&#232;me de l&#8217;avortement est une question d&#8217;actualit&#233;, indissociable des probl&#232;mes de l&#8217;eug&#233;nisme et de la st&#233;rilisation (voir ces mots) dans le cadre g&#233;n&#233;ral de celui de la limitation des naissances (ou birth-control). Nous n&#8217;avons pas ici &#224; entrer dans le d&#233;tail des discussions &#224; ce sujet et renvoyons le lecteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Avortement provoqu&eacute; en psychiatrie </strong></span></p>
<p style="text-align: justify">Le probl&egrave;me de l&#8217;avortement est une question d&#8217;actualit&eacute;, indissociable des probl&egrave;mes de l&#8217;eug&eacute;nisme et de la st&eacute;rilisation (voir ces mots) dans le cadre g&eacute;n&eacute;ral de celui de la limitation des naissances (ou birth-control). Nous n&#8217;avons pas ici &agrave; entrer dans le d&eacute;tail des discussions &agrave; ce sujet et renvoyons le lecteur aux nombreuses publications r&eacute;centes (th&egrave;se de Anne DESMEULES, ouvrages de II. FI.OURNOY, de J. DEROBY, etc.) et &agrave; la mise au&nbsp; point d&rsquo;excellente de H. DUCHENE (L&#8217;avortement provoqu&eacute; pour cause psychiatrique. Evolution&nbsp; psychiatrique, juillet-septembre 1956). Nous retiendrons surtout les aspects psychiatriques de l&#8217;avortement, assez diff&eacute;rents dans l&#8217;ensemble des aspects m&eacute;dicaux usuels.</p>
<p style="text-align: justify">L&eacute;gislation. - En France, la loi du 19 mars 1939 et le d&eacute;cret du 29 juillet 1939 autorisent l&#8217;avortement th&eacute;rapeutique en cas de menace vitale pour la m&egrave;re du fait la grossesse. En tel cas, le m&eacute;decin, ou le chirurgien traitant doit prendre avis de deux m&eacute;decins consultants, dont l&#8217;un expert pr&egrave;s le Tribunal civil, et adresser un double du proc&egrave;s-verbal de consultation au pr&eacute;sident du Conseil d&eacute;partaental de l&#8217;Ordre des M&eacute;decins, avant toute intervention. Aucune indication psychiatrique n&#8217;est admise puisque nulle maladie mentale ne n&eacute;cessite de th&eacute;rapeutique interrompant la grossesse pour sauver la vie de la m&egrave;re. La menace de suicide de la m&egrave;re n&#8217;est pas davantage admise comme danger suffisant pour justifier l&#8217;avortement.</p>
<p style="text-align: justify">A l&#8217;&eacute;tranger, la situation diff&egrave;re suivant les pays. Les textes de loi, en Suisse par exemple, donnent lieu &agrave; des interpr&eacute;tations plus ou moins larges dans le sens psychiatrique ou social, rarement pr&eacute;vu dans la lettre. En Su&egrave;de, l&#8217;additif de 1946 &agrave; la loi du 17 juin 1938 (autorisant l&#8217;avortement m&eacute;dical) a permis d&#8217;introduire les indications psychiatriques ou socio-psychiatriques.</p>
<p style="text-align: justify">En U.R.S.S., la libert&eacute; compl&egrave;te en mati&egrave;re d&#8217;avortement a &eacute;t&eacute; r&eacute;tablie depuis 1955, par l&#8217;abolition de la loi de 1936 qui n&#8217;autorisait l&#8217;avortement que lorsque la vie de la m&egrave;re &eacute;tait en jeu.</p>
<p style="text-align: justify">Au Japon, l&#8217;avortement est l&eacute;galement autoris&eacute; depuis 1952, pratiquement sans restriction. </p>
<p style="text-align: justify">Au point de vue moral et religieux. - Le serment d&#8217;Hippocrate par la phrase : &laquo;Je ne donnerai &agrave; aucune femme un pessaire abortif&raquo; para&icirc;t aux adversaires de l&#8217;avortement th&eacute;rapeutique une condamnation de celui-ci, dans le respect de toute vie humaine, base traditionnelle de la morale m&eacute;dicale.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;Eglise catholique rejette formellement la pratique de l&#8217;avortement, que la perspective de sauver la vie de la m&egrave;re ne peut davantage justifier. Cette position a &eacute;t&eacute; nettement d&eacute;finie ces derni&egrave;res ann&eacute;es: par Pie XI dans l&#8217;Encyclique de Casti Connubii (1930) et rappel&eacute;e par Pie XII en octobre et novembre 1951 au cours de deux allocutions. Aucune exception n&#8217;est admise, m&ecirc;me en cas de viol. Cette attitude sans &eacute;quivoque possible ne para&icirc;t pas destin&eacute;e &agrave; se modifier.</p>
<p style="text-align: justify">Les &eacute;glises protestantes ont des opinions diverses, en g&eacute;n&eacute;ral beaucoup plus tol&eacute;rantes vis-&agrave;-vis des mesures de birth-control et admettent, presque toutes, plus ou moins largement, l&#8217;avortement m&eacute;dical (Eglise r&eacute;form&eacute;e de Suisse, Lettres des &eacute;v&ecirc;ques luth&eacute;riens de Su&egrave;de, cit&eacute;es par Du GAST-ROUILLE).</p>
<p style="text-align: justify">Indications. - L&#8217;indication psychiatrique de l&#8217;avortement est le plus souvent psychiatrico-sociale: ni la vie de la m&egrave;re, ni m&ecirc;me sa sant&eacute; ne sont toujours menac&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify">En pratique, trois grandes cat&eacute;gories de circonstances sont &agrave; distinguer:</p>
<p style="text-align: justify">1&deg; Du point de vue social, certaines grossesses sont particuli&egrave;rement ind&eacute;sirables: grossesses cons&eacute;cutives au viol de d&eacute;biles, ou d&#8217;ali&eacute;n&eacute;es, grossesse survenant chez des malades trait&eacute;es en h&ocirc;pital psychiatrique, mais b&eacute;n&eacute;ficiant d&#8217;autorisation de sorties, ou en cours d&#8217;une sortie d&#8217;essai (voir art. de DUCHENE in Evol. Psych., juillet-sept. 1956). </p>
<p style="text-align: justify">Pour ces cas, le probl&egrave;me est non seulement celui de l&#8217;avortement, mais surtout d&#8217;une st&eacute;rilisation pr&eacute;ventive (voir <span style="color: rgb(0, 0, 255)"><strong>&laquo;St&eacute;rilisation</strong></span>&raquo;).</p>
<p style="text-align: justify">2&deg; Du point de vue individuel, certaines grossesses sont inopportunes: grossesses survenant chez des femmes d&eacute;prim&eacute;es, asth&eacute;ni&eacute;es ou chez lesquelles on peut pr&eacute;voir des troubles r&eacute;actionnels (&laquo;faiblesse pr&eacute;visible&raquo; de la l&eacute;gislation su&eacute;doise).</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est cette cat&eacute;gorie qui constitue en Su&egrave;de le lot le plus important des avortements de cause psychiatrique. Dans la statistique de M. EKBLAD portant sur l&#8217;ann&eacute;e 1949, il est int&eacute;ressant d&#8217;y noter que, sur 560 cas, il n&#8217;y avait aucune psychose &eacute;volutive, 1 % de malades ant&eacute;rieurement trait&eacute;es en h&ocirc;pital psychiatrique, 1,3 % d&#8217;&eacute;pileptiques. Pr&egrave;s de la moiti&eacute; des femmes examin&eacute;es avaient une personnalit&eacute; sensiblement normale, et chez les autres avaient &eacute;t&eacute; pos&eacute;s les diagnostics suivants: psychasth&eacute;nie, anxi&eacute;t&eacute;, obsessions, hyst&eacute;rie, d&eacute;pression, schizoidie, &laquo; explosives &raquo;, &laquo;psycho-infantiles&raquo;, etc. Le contexte psychologique affectif compte plus qu&#8217;une affection psychiatrique en cours semble-t-il.</p>
<p style="text-align: justify">3&deg; La menace de suicide, ou d&#8217;infanticide, est &agrave; prendre en consid&eacute;ration sp&eacute;ciale, car c&#8217;est celle qui va peut-&ecirc;tre peser le plus lourdement sur la conscience du m&eacute;decin ou du psychiatre. La menace de suicide est un motif l&eacute;gal d&#8217;avortement en Su&egrave;de bien que le passage &agrave; l&#8217;acte soit relativement rare (aucun suicide dans les statistiques de M. EKBLAD qui en souligne le contraste avec la fr&eacute;quence des menaces et id&eacute;es de suicide chez les femmes examin&eacute;es). BENGTSSON (cit&eacute; par M. EKBLAD), sur 217 suicid&eacute;es, trouve 19 cas de grossesse (8 %), dont une seule femme mari&eacute;e. Le risque est donc r&eacute;el et m&eacute;rite attention.</p>
<p style="text-align: justify">Les r&eacute;sultats. Les s&eacute;quelles psychologiques de l&rsquo;avortement. - Toujours d&#8217;apr&egrave;s M. EKBLAD, les r&eacute;sultats seraient tout &agrave; fait satisfaisants dans 65 % des cas et dans 24 % un &laquo;d&eacute;plaisir&raquo; momentan&eacute; ou des regrets fugaces n&#8217;ont pas eu de suite.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n&#8217;est que dans 5 cas, soit 1 %, que des troubles n&eacute;vrotiques graves post abortum ont &eacute;t&eacute; observ&eacute;s. Ces troubles n&#8217;ont toutefois jamais compromis s&eacute;rieusement l&#8217;activit&eacute; des malades. Ils existaient en fait avant l&#8217;avortement, qui n&#8217;a donc eu sur eux aucun effet particulier.</p>
<p style="text-align: justify">Dans 11 % des cas, l&#8217;avortement a &eacute;t&eacute; suivi de remords s&eacute;rieux: il s&#8217;agissait de femmes ayant des troubles n&eacute;vrotiques particuli&egrave;rement &laquo;l&eacute;gers&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify">Dans l&#8217;ensemble, on peut conclure que la survenue des troubles secondaires &agrave; l&#8217;avortement n&#8217;est pas une menace suffisante &agrave; elle seule pour faire &eacute;carter l&#8217;intervention.</p>
<p style="text-align: justify">Conclusions. - Que la l&eacute;gislation fran&ccedil;aise continue d&#8217;ignorer les &eacute;ventuelles indications psychiatriques ou socio-psychiatriques de l&#8217;avortement provoqu&eacute;, c&#8217;est certainement regrettable - et la crainte d&#8217;une extension abusive de ces indications ne para&icirc;t pas un argument valable pour justifier cette carence. Notons, &agrave; titre d&#8217;exemple int&eacute;ressant, que c&#8217;est la mise en &oelig;uvre de mesures sociales favorisant la maternit&eacute;, plus efficaces en elles-m&ecirc;mes que toutes les interdictions, qui a permis en U. R. S. S. l&#8217;abolition de la loi de 1936, et ceci sans les cons&eacute;quences d&eacute;mographiques qui en avaient motiv&eacute; la parution. Un probl&egrave;me aussi complexe et d&eacute;battu que celui de l&#8217;avortement semble effectivement ne pouvoir &ecirc;tre r&eacute;solu par un simple additif &agrave; un texte de loi.</p>
<p style="text-align: justify">Mais il est tout aussi certain qu&#8217;aucune l&eacute;gislation ne saurait trancher ce probl&egrave;me sur un plan moral, qui est pourtant celui o&ugrave; s&#8217;engage la responsabilit&eacute; personnelle du m&eacute;decin pour chaque cas particulier.</p>
<p style="text-align: justify">Mlle M.-L. MONDZAIN.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/avortement/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Avitaminosis</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/avitaminosis/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/avitaminosis/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:38:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=131</guid>
		<description><![CDATA[Avitaminoses
La d&#233;couverte des vitamines a permis d&#8217;expliquer l&#8217;&#233;tiologie d&#8217;anciens syndromes cliniques, tels que le scorbut, le b&#233;rib&#233;ri, la pellagre, qui comportent toujours dans les formes graves et prolong&#233;es des sympt&#244;mes d&#8217;asth&#233;nie psychique avec, parfois, obtusion confusionnelle.
De toutes ces vitamines, c&#8217;est le groupe ou complexe B qui est le plus souvent en cause en neuropsychiatrie. Rappelons-en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Avitaminoses</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">La d&eacute;couverte des vitamines a permis d&#8217;expliquer l&#8217;&eacute;tiologie d&#8217;anciens syndromes cliniques, tels que le scorbut, le b&eacute;rib&eacute;ri, la pellagre, qui comportent toujours dans les formes graves et prolong&eacute;es des sympt&ocirc;mes d&#8217;asth&eacute;nie psychique avec, parfois, obtusion confusionnelle.</p>
<p style="text-align: justify">De toutes ces vitamines, c&#8217;est le groupe ou complexe B qui est le plus souvent en cause en neuropsychiatrie. Rappelons-en les principaux &eacute;l&eacute;ments.</p>
<p style="text-align: justify">La carence en vitamine B 1 on anearine (appel&eacute;e aussi thiamine par les Am&eacute;ricains) est le facteur causal dans les paralysies du b&eacute;rib&eacute;ri, comme aussi dans un certain nombre de polyn&eacute;vrites toxiques (alcooliques).</p>
<p style="text-align: justify">La carence en vitamine B 2, appel&eacute;e lactoflavine ou riboflavine, entre dans la constitution d&#8217;un certain nombre de sympt&ocirc;mes de la pellagre, en particulier les accidents des muqueuses.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;avitaminose PP parait bien au centre du syndrome pellagreux; elle est essentiellement constitu&eacute;e par une carence en amide nicotinique.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, la vitamine B 6 intervient dans certains cas de d&eacute;ficience musculaire.</p>
<p style="text-align: justify">En r&eacute;alit&eacute;, dans tous les &eacute;tats de sous-alimentation, le d&eacute;ficit en vitamines est complexe et met en cause plusieurs avitaminoses; mais dans certains cas exp&eacute;rimentaux ou dans certaines observations particuli&egrave;res, l&#8217;un de ces &eacute;l&eacute;ments est nettement pr&eacute;dominant ou pratiquement seul en cause.</p>
<p style="text-align: justify">En outre, il faut savoir que ce n&#8217;est pas toujours le seul d&eacute;faut d&#8217;apport en vitamines qui est responsable des accidents; il y a souvent insuffisance d&#8217;absorption par un tube digestif alt&eacute;r&eacute; et d&eacute;faut d&#8217;utilisation par des alt&eacute;rations organiques profondes perturbant les m&eacute;tabolismes.</p>
<p style="text-align: justify">REVUE CLINIQUE: 1) Les accidents paralytiques, les polyn&eacute;vrites observ&eacute;es dans le b&eacute;rib&eacute;ri, dans l&#8217;alcoolisme chronique et d&#8217;autres intoxications impliquent toujours une carence en vitamines B 1 et gu&eacute;rissent remarquablement par l&#8217;administration &eacute;lective de cette vitamine &agrave; dose tr&egrave;s forte.</p>
<p style="text-align: justify">La participation psychique est au second plan en g&eacute;n&eacute;ral, mais dans certains cas on peut observer un v&eacute;ritable syndrome de KORSAKOFF (v. ce mot), justiciable, lui aussi, du traitement par la vitamine B 1.</p>
<p style="text-align: justify">2) La Pellagre. - Cette affection, connue depuis le XVIe si&egrave;cle, qui s&eacute;vissait sous forme &eacute;pid&eacute;mique dans certains pays pauvres, aliment&eacute;s &agrave; la farine de ma&iuml;s (Italie du Nord en particulier), a &eacute;t&eacute; bien d&eacute;crite par CASAL au XVIIe si&egrave;cle; on l&#8217;appelait &laquo;Mal de Rosa&raquo;. </p>
<p style="text-align: justify">Elle &eacute;tait essentiellement caract&eacute;ris&eacute;e par des l&eacute;sions cutan&eacute;es et muqueuses, des acrodermatites, un &eacute;ryth&egrave;me, une pigmentation anormale des t&eacute;guments, surtout au niveau des parties expos&eacute;es &agrave; la lumi&egrave;re et enfin des troubles psychiques pouvant, &agrave; la longue, entra&icirc;ner des &eacute;tats d&#8217;apparence d&eacute;mentielle (folie pellagreuse). GOLDBERGER, en 1924, &eacute;tablit qu&#8217;elle &eacute;tait curable par la viande fra&icirc;che et la levure de bi&egrave;re. Il supposa un facteur PP (Preventiv Pellagra faclor); amide et acide nicoliniques gu&eacute;rissaient la pellagre.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis, un certain nombre de travaux ont permis de d&eacute;couvrir d&#8217;autres facteurs: B 6 ou adermine et B 12. Cette derni&egrave;re en particulier jouit d&#8217;une grande faveur en th&eacute;rapeutique neurologique et s&#8217;emploie &agrave; tr&egrave;s fortes doses (algies, troubles paralytiques, syndromes neuro-an&eacute;miques).</p>
<p style="text-align: justify">BERTELONE LLOPIS, de Madrid, a fait une &eacute;tude des probl&egrave;mes psychiatriques pos&eacute;s par la pellagre, &eacute;tude bas&eacute;e sur 118 cas (Arch. suisses de N. et de P., vol. LXVI, fasc. 1-2, Zurich, 1950). Il montre les diff&eacute;rentes &eacute;tapes qui se succ&egrave;dent dans la formation d&#8217;&eacute;tats psychosiques de gravit&eacute; croissante; et fait jouer un r&ocirc;le important &agrave; la dissolution plus ou moins profonde de la conscience, favorisant l&#8217;onirisme.</p>
<p style="text-align: justify">MAC DONALD HOMMES a signal&eacute; (Brit. Med. J., 5006, 15 d&eacute;c. 1956, p. 1394) la fr&eacute;quence de la carence en vit. B 12 chez un certain nombre d&#8217;adultes qui pr&eacute;sentaient des troubles mentaux &agrave; des degr&eacute;s variables et de formules diverses. Par ailleurs, ces sujets avaient tous un taux d&#8217;h&eacute;moglobine abaiss&eacute; et de l&#8217;achlorhydrie; ce qui les rapprochaient des syndromes neuro-an&eacute;miques.</p>
<p style="text-align: justify">Une th&eacute;rapeutique intensive par la vitamine B 12 permet une gu&eacute;rison nette et &eacute;vite r&eacute;volution vers un &eacute;tat d&eacute;mentiel.</p>
<p style="text-align: justify">Tous ces facteurs se compl&egrave;tent dans leur action enzymatique.</p>
<p style="text-align: justify">La pellagre ne s&#8217;observe plus gu&egrave;re que sous forme de cas isol&eacute;s et rares; mais &agrave; la faveur des restrictions alimentaires de la derni&egrave;re guerre, on a vu repara&icirc;tre quelques cas de pellagre au milieu des autres syndromes d&#8217;inanition ; mais ces cas sont plus discrets et d&#8217;une symptomatologie moins compl&egrave;te ; on a m&ecirc;me pu parler de d&eacute;membrement de la pellagre (VILLARET, JUSTIN-BESAN&Ccedil;ON et ICHOUA). Si l&#8217;on voit, tr&egrave;s rarement, les grandes formes pluri-symptomatiques, on rencontre, par contre, des formes dissoci&eacute;es.</p>
<p style="text-align: justify">Les formes mentales pures ou pr&eacute;dominantes de la pellagre se caract&eacute;risent essentiellement apr&egrave;s une p&eacute;riode d&#8217;asth&eacute;nie par l&#8217;explosion d&#8217;une confusion mentale agit&eacute;e qui rappelle le syndrome du &laquo; d&eacute;lire aigu &raquo; et peut &ecirc;tre mortelle. La vitamine PP &agrave; haute dose op&egrave;re un redressement quasi spectaculaire en peu de jours.</p>
<p style="text-align: justify">GARROT et CHARLIN, qui en ont observ&eacute; 3 cas seulement sur 1.500 prisonniers rapatri&eacute;s de la derni&egrave;re guerre, insistent sur ce crit&eacute;rium th&eacute;rapeutique d&eacute;j&agrave; soulign&eacute; par EVANS et d&#8217;autres psychiatres am&eacute;ricains, en 1939. GARROT et CHARLIN insistent aussi sur la fr&eacute;quence de la porphyrinurie, bon &eacute;l&eacute;ment de diagnostic biologique, quand on le rencontre. Pour eux, les formules psychiques n&#8217;ont rien de sp&eacute;cifique et reproduisent toute la gamme des &eacute;tats confuso-oniriques. SIVADON, qui a observ&eacute; des d&eacute;port&eacute;s apr&egrave;s leur retour, a vu parfois les troubles mentaux n&#8217;appara&icirc;tre que deux ou trois mois apr&egrave;s la r&eacute;alimentation et gu&eacute;rir rapidement par l&#8217;amide nicotinique.</p>
<p style="text-align: justify">Il existe enfin des formes plus discr&egrave;tes de pellagre caract&eacute;ris&eacute;es simplement par un &eacute;rith&egrave;me des parties d&eacute;couvertes ou une pigmentation anormale de la peau avec petits troubles asth&eacute;niques.</p>
<p style="text-align: justify">3) L&#8217;ariboflavinose (B 2) est responsable des accidents muqueux (cheirite, stomatite aphteuse, perleiche, etc.). STANNUS et GOTTLIEB, qui l&#8217;ont &eacute;tudi&eacute;e sur une grande &eacute;chelle chez les indig&egrave;nes de la Nigeria, sont tr&egrave;s affirmatifs &agrave; cet &eacute;gard, la vitamine PP est, du reste, sans action sur elle. Au point de vue psychique, elle ne donne lieu qu&#8217;&agrave; des accidents d&#8217;asth&eacute;nie physique et psychique ; on y rencontre rarement de grands accidents d&eacute;lirants.</p>
<p style="text-align: justify">Ant. POROT.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/avitaminosis/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Aviation</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aviation/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aviation/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=130</guid>
		<description><![CDATA[Aviation
(V. &#171;Altitude&#187;.)
&#160;
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Aviation</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">(<span style="color: rgb(0, 0, 255)"><strong>V. &laquo;Altitude&raquo;</strong></span>.)</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aviation/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Aveux</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aveux/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aveux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:34:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=129</guid>
		<description><![CDATA[

  Normal
  0
  false
  false
  false
  MicrosoftInternetExplorer4


 /* Style Definitions */
 table.MsoNormalTable
	{mso-style-name:&#8221;Table Normal&#8221;;
	mso-tstyle-rowband-size:0;
	mso-tstyle-colband-size:0;
	mso-style-noshow:yes;
	mso-style-parent:&#8221;";
	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
	mso-para-margin:0cm;
	mso-para-margin-bottom:.0001pt;
	mso-pagination:widow-orphan;
	font-size:10.0pt;
	font-family:&#8221;Times New Roman&#8221;;
	mso-ansi-language:#0400;
	mso-fareast-language:#0400;
	mso-bidi-language:#0400;}
Aveux


Avouer, c&#8217;est essentiellement d&#233;voiler et reconna&#238;tre une chose qu&#8217;on avait dessein de cacher.
L&#8217;action peut se r&#233;aliser sous diff&#233;rentes formes explicites ou implicites; mais quelles qu&#8217;en soient les modalit&#233;s, elle produit un changement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center">
<p><!--[if gte mso 9]&gt;--></p>
<p>  Normal<br />
  0</p>
<p>  false<br />
  false<br />
  false</p>
<p>  MicrosoftInternetExplorer4</p>
<p><!--[if gte mso 9]&gt;--></p>
<p><!--[if gte mso 10]&gt;--></p>
<p> /* Style Definitions */<br />
 table.MsoNormalTable<br />
	{mso-style-name:&#8221;Table Normal&#8221;;<br />
	mso-tstyle-rowband-size:0;<br />
	mso-tstyle-colband-size:0;<br />
	mso-style-noshow:yes;<br />
	mso-style-parent:&#8221;";<br />
	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;<br />
	mso-para-margin:0cm;<br />
	mso-para-margin-bottom:.0001pt;<br />
	mso-pagination:widow-orphan;<br />
	font-size:10.0pt;<br />
	font-family:&#8221;Times New Roman&#8221;;<br />
	mso-ansi-language:#0400;<br />
	mso-fareast-language:#0400;<br />
	mso-bidi-language:#0400;}</p>
<p><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong><span>Aveux</span></strong></span><span></span><span></span>
</p>
<p>
<span>Avouer, c&#8217;est essentiellement d&eacute;voiler et reconna&icirc;tre une chose qu&#8217;on avait dessein de cacher.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>L&#8217;action peut se r&eacute;aliser sous diff&eacute;rentes formes explicites ou implicites; mais quelles</span> <span>qu&#8217;en soient les modalit&eacute;s, elle produit un changement dans la situation, tant en ce qui concerne le sujet au regard de lui-m&ecirc;me que les relations de celui-ci avec autrui.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Les cons&eacute;quences de ce changement sont variables selon la nature de la chose cach&eacute;e (acte, intention, croyance, sentiment, voire simples dispositions psychiques ou physiques, etc.).</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Les motivations de l&#8217;aveu, comme ses effets, int&eacute;ressent le psychiatre de toutes mani&egrave;res, ces donn&eacute;es &eacute;tant toujours susceptibles d&#8217;impliquer un &eacute;tat mental pathologique, que l&#8217;aveu soit provoqu&eacute; par lui, qu&#8217;il soit au rebours engendr&eacute; par les circonstances o&ugrave; l&#8217;aveu est devenu n&eacute;cessaire, qu&#8217;il trouve enfin sa r&eacute;v&eacute;lation dans cet aveu.</span><span></span> U<span>ne premi&egrave;re relation doit &ecirc;tre</span><span> &eacute;voqu&eacute;e entre la conduite d&#8217;aveu et le contenu de la chose tenue secr&egrave;te.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>L&#8217;aveu d&#8217;un acte ou de projets, gratifiants pour autrui n&#8217;implique gu&egrave;re d&#8217;incidences pathologiques, sinon pour expliquer par exemple une manie, un d&eacute;lire ambitieux, etc. </span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Habituellement, dans les situations pathog&egrave;nes, les choses cach&eacute;es sont ou paraissent moralement ou l&eacute;galement fautives. Le d&eacute;terminisme de tels aveux a fort bien &eacute;t&eacute; analys&eacute; par DESHAIES. L&#8217;aveu peut &ecirc;tre provoqu&eacute; par des facteurs &eacute;motionnels ou rationnels et d&#8217;ailleurs, dans les deux cas, s&#8217;imposer au sujet comme la seule issue &agrave; la situation d&#8217;&ecirc;tre accus&eacute;. Il exprime dans certains &eacute;tats, surtout passionnels, pathologiques ou non, une volont&eacute; de puissance compensatrice de l&#8217;&eacute;chec que signifie au fond l&#8217;acte coupable. Chez l&#8217;asth&eacute;nique mental il peut traduire le d&eacute;couragement, un d&eacute;sir d&#8217;auto-punition, parfois m&ecirc;me l&#8217;&eacute;quivalent d&#8217;une v&eacute;ritable intention suicidaire.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Les aveux altruistes et sacrificiels sont des vari&eacute;t&eacute;s singuli&egrave;res dans le domaine normal, mais fr&eacute;quentes dans l&#8217;ordre pathologique (illumin&eacute;s, passionnels, d&eacute;lirants, m&eacute;lancoliques) o&ugrave; ils &eacute;voqueront toujours la suspicion de faux aveux (v. plus loin).</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>L&#8217;aveu d&#8217;une faute ou d&#8217;un crime peut prendre une valeur th&eacute;rapeutique. En reliant le pass&eacute; au pr&eacute;sent &agrave; travers l&#8217;acte en cause qui produisait une rupture, en r&eacute;tablissant l&#8217;unit&eacute; v&eacute;cue de la personnalit&eacute;, il &laquo;l&eacute;galise la conscience coupable&raquo; (DESHAIES) et att&eacute;nue ou liquide l&#8217;angoisse qu&#8217;&eacute;prouv&eacute; le sujet en face d&#8217;une soci&eacute;t&eacute; qui l&#8217;accuse et le rejette et &agrave; laquelle il ne peut cesser pourtant d&#8217;appartenir. Par l&#8217;aveu, le sujet r&eacute;int&egrave;gre en somme la communaut&eacute; sociale (LACAN, CENAC) en attestant qu&#8217;il en accepte le syst&egrave;me de valeurs. Encore faut-il admettre avec DESHAIES que &laquo;le seul aveu moralement valable est du type confessionnel&raquo;, entendant par l&agrave; qu&#8217;il entra&icirc;ne le repentir et t&eacute;moigne d&#8217;une volont&eacute; de conversion dans la conduite. Ce qui ne veut pas dire que l&#8217;aveu soit n&eacute;cessaire &agrave; la pacification de toute &acirc;me coupable, la mauvaise foi pouvant &ecirc;tre aussi tranquillisante et l&#8217;insensibilit&eacute; morale pouvant m&ecirc;me dispenser de mauvaise foi.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>La valeur th&eacute;rapeutique de l&#8217;aveu est surtout &eacute;vidente dans la pratique quotidienne du traitement des n&eacute;vroses o&ugrave; la chose cach&eacute;e n&#8217;est g&eacute;n&eacute;ralement fautive que dans la conviction du malade, le plus souvent d&#8217;ailleurs symboliquement, ou bien se trouve major&eacute;e au point de faire peser sur le sujet une menace d&eacute;mesur&eacute;e. C&#8217;est en ce sens qu&#8217;on peut concevoir &laquo;un univers morbide de la faute&raquo; (HESNARD). L&#8217;effet cathartique de l&#8217;aveu est en fait largement utilis&eacute; par la psychanalyse: encore doit-on se garder d&#8217;exiger la publicit&eacute; de la confession dont les cons&eacute;quence? peuvent &ecirc;tre d&eacute;sastreuses (A. LEY et S. VERSELE).</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>La confession religieuse, bien que l&rsquo;aveu y rev&ecirc;te un caract&egrave;re particulier, doit &ecirc;tre <span>&nbsp;</span>cit&eacute;e en illustration de celle vertu lib&eacute;ratrice de l&#8217;aveu.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Dans une perspective parall&egrave;le, on doit insister sur le r&ocirc;le que joue la recherche de l&#8217;aveu<span>&nbsp;&nbsp; </span>au cours de l&#8217;&eacute;ducation des enfants. La formation de la conscience morale, essentiellement li&eacute;e au d&eacute;veloppement de la loyaut&eacute;, n&eacute;cessite que le maniement des sanctions cons&eacute;cutives &agrave; l&#8217;aveu n&rsquo;oriente ou ne renforce les tendances d&eacute;fensives naturelles vers les refuges de l&#8217;hypocrisie et du mensonge obstin&eacute;s.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Chez l&#8217;adulte, la pratique de l&#8217;examen de conscience au regard de nombreux conflits entretenus par des attitudes fautives non reconnues r&eacute;alise un aveu intime indispensable &agrave; la r&eacute;solution satisfaisante de ces conflits. Le psychiatre a souvent l&#8217;occasion d&#8217;y confier ses patients et leur entourage.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Une seconde liaison doit &ecirc;tre &eacute;tablie entre la conduite d&#8217;aveu et les probl&egrave;mes de sinc&eacute;rit&eacute;; nous venons d&eacute;j&agrave; d&#8217;aborder cette question en constatant que l&#8217;aveu exige un acte de franchise envers soi-m&ecirc;me et envers les autres.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Il r&eacute;alise une victoire positive sur les formes actives et passives du mensonge dont nous n&#8217;avons &agrave; retenir ici que les aspects interf&eacute;rant avec la pathologie mentale (v. &laquo;<span style="color: rgb(0, 0, 255)"><strong>Mythomanie&raquo;, &laquo;Simulation&raquo;, &laquo;Dissimulation</strong></span>&raquo;).</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Sur le plan du diagnostic psychiatrique il faut enfin savoir obtenir l&#8217;aveu d&#8217;un trouble psychosensoriel (hallucination), d&#8217;une id&eacute;e parasite (obsession), d&#8217;un jugement d&eacute;lirant, d&#8217;une habitude toxicomaniaque, d&#8217;une perversion instinctuelle, etc. La m&eacute;thode &agrave; employer d&eacute;pendra d&#8217;une part de l&#8217;affection en cause, mais surtout de la personnalit&eacute; du malade. La persuasion ne suffit pas toujours &agrave; inspirer la confiance n&eacute;cessaire, &agrave; rompre les inhibitions et il faudra parfois recourir &agrave; des proc&eacute;d&eacute;s permettant la projection symbolique (tests divers d&#8217;exploration en profondeur, psychodrame) surtout chez les enfants. On s&#8217;aidera encore de la subnarcose ou d&#8217;autres proc&eacute;d&eacute;s pharmacodynamiques propres &agrave; faciliter l&#8217;ext&eacute;riorisation des contenus psychiques (amph&eacute;tamines, LSD 25, ou di&eacute;thylamide de l&#8217;acide lysergique).</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>C&#8217;est surtout dans le contexte de la m&eacute;decine l&eacute;gale que l&#8217;on a l&#8217;habitude de s&#8217;int&eacute;resser &agrave; l&#8217;aveu. G. DESHAIES a fort bien expos&eacute; tous les aspects de la question au LUI6 Congr&egrave;s des M&eacute;decins ali&eacute;nistes et neurologistes (Nice, 1955).</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Nous ne nous &eacute;tendrons pas ici sur la valeur juridique des aveux dans la proc&eacute;dure ni sur la fa&ccedil;on dont ils peuvent &ecirc;tre obtenus. Nous signalerons seulement la position de l&#8217;expert psychiatre en face de ce probl&egrave;me.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>D&#8217;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, il n&#8217;a nulle qualit&eacute; pour rechercher les aveux, car il ne peut, en droit, se substituer au juge (ou au magistrat instruisant l&#8217;affaire en mati&egrave;re p&eacute;nale). S&#8217;il advient qu&#8217;il en re&ccedil;oive, il ne peut les utiliser que comme &eacute;l&eacute;ments d&#8217;appr&eacute;ciation de l&#8217;&eacute;tat mental du sujet. Il lui faut d&#8217;ailleurs toujours se m&eacute;fier des faux aveux dont le d&eacute;terminisme &eacute;ventuellement pathologique doit &ecirc;tre discut&eacute;.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Nous n&#8217;insisterons pas sur les faux aveux de l&#8217;innocent qui se sacrifie pour sauver le vrai coupable auquel le lient de hautes obligations morales, les faux aveux d&#8217;une infraction mineure qui va servir d&#8217;alibi &agrave; un d&eacute;lit grave, les faux aveux d&eacute;guis&eacute;s sous le nom d&#8217;autocritique dans l&#8217;optique d&#8217;une certaine conception de l&#8217;existence mais qui peuvent alors paradoxalement repr&eacute;senter de vrais aveux, par rapport au mouvement dialectique collectiviste accept&eacute; par l&#8217;individu. Nous retiendrons surtout les faux aveux de l&#8217;enfant et du d&eacute;bile suggestible, du mythomane et du fabulant soucieux de se rendre importants, de l&#8217;alcoolique ivre ou d&eacute;lirant, du d&eacute;prim&eacute; m&eacute;lancolique, de l&#8217;&eacute;pileptique, du d&eacute;ment, etc.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Sur le plan de la simulation (qui couvre aussi bien des affaires de droit p&eacute;nal que civil et administratif), il est classique d&#8217;admettre que l&#8217;expert ne peut affirmer explicitement la supercherie que s&#8217;il en a obtenu l&#8217;aveu. Une telle exigence ne saurait aboutir qu&#8217;&agrave; une impasse dans les cas fort nombreux o&ugrave; le sujet, m&ecirc;me confondu, s&#8217;obstine &agrave; mentir. En fait, la solution des probl&egrave;mes o&ugrave; intervient la simulation ne n&eacute;cessite g&eacute;n&eacute;ralement pas le diagnostic formel de cette conduite et l&#8217;expert pourra l&#8217;&eacute;luder sans que le but pragmatique de sa mission soit trahi. Il lui suffira le plus souvent d&#8217;&eacute;tablir, &agrave; l&#8217;aide d&#8217;arguments irr&eacute;futables, la non-r&eacute;alit&eacute; objective du trouble ou de la maladie simul&eacute;s. L&#8217;aveu restera seulement pour lui, s&#8217;il l&#8217;obtient, un &eacute;l&eacute;ment apaisant pour sa propre subjectivit&eacute;, encore qu&#8217;il ne doive pas ignorer, ici non plus, la possibilit&eacute; de faux aveux de simulation.</span><span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span>Ch. BARDENAT.</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aveux/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Aveugles</title>
		<link>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aveugles/</link>
		<comments>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aveugles/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 21:30:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psycho</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Новости]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ibox.net.ua/psycho/?p=128</guid>
		<description><![CDATA[Aveugles
Pour appr&#233;cier l&#8217;&#233;tat mental et l&#8217;adaptation sociale des aveugles, il faut distinguer ceux dont l&#8217;infirmit&#233; est cong&#233;nitale ou de la premi&#232;re enfance et ceux dont l&#8217;infirmit&#233; s&#8217;est install&#233;e apr&#232;s l&#8217;&#226;ge scolaire.
1. Aveugles de naissance ou de la premi&#232;re enfance. - La c&#233;cit&#233; peut, ici, s&#8217;accompagner d&#8217;autres tares neuropsychiques, de gros retards intellectuels et m&#234;me d&#8217;idiotie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><span style="color: rgb(255, 0, 0)"><strong>Aveugles</strong></span></p>
<p style="text-align: justify">Pour appr&eacute;cier l&#8217;&eacute;tat mental et l&#8217;adaptation sociale des aveugles, il faut distinguer ceux dont l&#8217;infirmit&eacute; est cong&eacute;nitale ou de la premi&egrave;re enfance et ceux dont l&#8217;infirmit&eacute; s&#8217;est install&eacute;e apr&egrave;s l&#8217;&acirc;ge scolaire.</p>
<p style="text-align: justify">1. Aveugles de naissance ou de la premi&egrave;re enfance. - La c&eacute;cit&eacute; peut, ici, s&#8217;accompagner d&#8217;autres tares neuropsychiques, de gros retards intellectuels et m&ecirc;me d&#8217;idiotie (idiotie amaurotique familiale de TAY-SACHS). Mais, tr&egrave;s souvent, la c&eacute;cit&eacute; du jeune enfant est accidentelle et ne comporte pas de tare intellectuelle. On a not&eacute; toutefois qu&#8217;au point de vue scolaire, le petit aveugle marquait un retard p&eacute;dagogique de deux ans, mais qu&#8217;il rattrape par la suite. Cette cat&eacute;gorie d&#8217;aveugles peut atteindre un certain degr&eacute; de culture, gr&acirc;ce &agrave; leur m&eacute;thode sp&eacute;ciale d&#8217;instruction (BRAILLE). Il y a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; retirer pr&eacute;coce&not;ment le jeune aveugle du milieu familial o&ugrave; l&#8217;on a tendance &agrave; le traiter en mineur et &agrave; le laisser dans une stagnation intellectuelle injustifi&eacute;e. Les Institutions sp&eacute;ciales pour jeunes aveugles sont remarquable&not;ment &eacute;quip&eacute;es aujourd&#8217;hui pour pousser tr&egrave;s loin leur instruction technique dans l&#8217;ordre de la musique (organistes), ou en faire d&#8217;habiles artisans.</p>
<p style="text-align: justify">C. LAUNAY et Mme DETHIL (Groupement fr. d&#8217;Etudes de Neuro-psycho-pathologie infantile, 16 mai 1955) ont soulign&eacute; l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t des classes sp&eacute;cialis&eacute;es pour les enfants atteints d&#8217;amblyopie (acuit&eacute; visuelle de 1/10 &agrave; 3/10 apr&egrave;s correction). Leur &eacute;tude qui porte sur 50 enfants de 7 &agrave; 18 ans montre la difficult&eacute; d&#8217;interpr&eacute;tation des examens psychologiques. Nombre d&#8217;entre eux sont des d&eacute;biles intellectuels ou des dyslexiques.</p>
<p style="text-align: justify">D&#8217;autres psychologues ont &eacute;tudi&eacute; leurs fonctions intellectuelles compar&eacute;es &agrave; celles des voyants : pour Pierre HENRY, s&#8217;ils ont un vocabulaire aussi riche, c&#8217;est qu&#8217;ils sont atteints de verbalisme ; les mots n&#8217;ont pas, pour eux, la m&ecirc;me valeur repr&eacute;sentative; ils ne pensent pas comme les voyants.</p>
<p style="text-align: justify">Au point de vue du caract&egrave;re, l&#8217;aveugle est g&eacute;n&eacute;ralement doux et r&eacute;serv&eacute;, d&eacute;licat et d&#8217;un amour-propre tr&egrave;s sensible.</p>
<p style="text-align: justify">II. C&eacute;cit&eacute;s ult&eacute;rieures. - Elles sont g&eacute;n&eacute;ralement le fait d&#8217;un accident local, d&#8217;un traumatisme cr&acirc;nien, d&#8217;une maladie g&eacute;n&eacute;rale et souvent aussi d&#8217;une affection neurologique. Elles ne comporteront de d&eacute;sordres mentaux concomitants que dans la mesure o&ugrave; l&#8217;affection causale peut entra&icirc;ner en m&ecirc;me temps des d&eacute;sordres neuropsychiques (syphilis ou art&eacute;rio-scl&eacute;rose c&eacute;r&eacute;brale, tumeurs, etc.). Hormis ces cas, le sujet surpris dans la force de l&#8217;&acirc;ge par la c&eacute;cit&eacute; pourra faire une r&eacute;action d&eacute;pressive devant une infirmit&eacute; qui le condamne &agrave; l&#8217;inaction et l&#8217;oblige &agrave; renoncer &agrave; son m&eacute;tier ou &agrave; sa profession. Il convient de le faire b&eacute;n&eacute;ficier de la r&eacute;&eacute;ducation des aveugles et de l&#8217;engager dans une nouvelle orientation professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify">Ant. POROT.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ibox.net.ua/psycho/2008/09/02/aveugles/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
	</channel>
</rss>
